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Texte et mise en scène Clémence Coullon

LE ROI, LA REINE ET LE BOUFFON

Compagnie : La Grande T

Théâtre 1h30

Distribution

TEXTE ET MISE EN SCÈNE Clémence Coullon

AVEC Tom Menanteau, Clémence Coullon, Guillaume Morel, Myriam Fichter

COLLABORATION ARTISTIQUE Agathe Mazouin

COLLABORATION DRAMATURGIQUE Barbara Métais-Chastanier

LUMIERE Félix Depautex

SON SIMON PENEAU

COSTUMES Lucie Duranteau

SCENOGRAPHIE Angéline Croissant

CREATRICE PLASTICIENNE Muriel Navarro est publié aux éditions J'ai lu.

Production

PRODUCTION Compagnie La Grande T

COPRODUCTION La Ferme du Buisson – Scène Nationale de Marne-la-Vallée

Résumé

Jouant avec les codes du conte, tout autant qu’avec ceux du drame - qu’il soit hugolien
ou shakespearien -, Le Roi, la Reine et le Bouffon met en scène un trio cruel et sarcastique de figures qui explorent joyeusement les rouages de la violence et de leur renversement, accompagné d’un conteur, qui structure l’histoire. Farce cruelle et stylisée, la pièce suit l’enfermement de ces trois personnages, forcé à être isolés ensemble dans leur royaume, et les conséquences qu’à cette décision dans leur vie et dans leurs rapports, menant jusqu’au suicide du Roi et à la reprise du pouvoir par Jean, celui qui le subissait jusque là dans tout son arbitraire.
Défini par André Malraux, comme “la possibilité d’en abuser”, le pouvoir ici se donne à
voir dans sa nudité tout autant que dans sa cruauté à travers une fable qui l’arrache à son naturalisme. Bouffon, roi et reine permettent ainsi de faire l’anatomie de la violence- celle de l’enfermement comme celle de la domination.

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Calendrier

                                                                   TOURNEE 2025-2026

NOISIEL(77) FERME DU BUISSON-SCENE NATIONALE MARNE LA VALLEE: vendredi 30, samedi 31 janvier 2026

PARIS (75) THEATRE DE LA TEMPETE : du 5 au 22 février 2026

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La presse en parle

C‘est une farce hilarante et sombre. Et pourquoi ne pourrait-on pas rire aux éclats du monde clos, fantasque et de plus en plus cruel que la jeune actrice et metteuse en scène Clémence Coullon modèle sous nos yeux en un rien de temps ? Dans ce conte burlesque et en noir et blanc, porté par quatre comédiens géniaux, un roi, une reine et un bouffon vivent confinés dans leur château. Peu à peu tout se dérègle, le bouffon muet prend le pouvoir et même la conteuse ne croit plus en sa capacité à conter. Le vrai sujet de la pièce est là : comment désormais inventer des histoires qui tiennent debout, dans un monde réel qui n’a, lui, plus rien de raisonnable ?

 

Nous voilà dans une fable écrite et mise en scène par Clémence Coullon, qui passe de l'art du conte à la moulinette, le hache menu et le sert presque a cru. (...) Elle invente un huis clos propice aux débordements, aux outrances, aux cruautés; (...) ça cavale, ça lance des piques, ça hurle à qui mieux mieux. IIs jouent sans freins, ni garde-fou. Tout déraille, tout s'emballe, et on ne s'en plaint pas., 

Mathieu Perez dans LE CANARD ENCHAINE

Clémence Coullon orchestre une cérémonie aussi décadente qu’expiatoire dans un geste de mise en scène qui dompte à merveille le chaos. Porté par une distribution flamboyante, Le Roi, la Reine et le Bouffon assure la relève d’un théâtre grotesque et ubuesque qui dynamite la bienséance et fait de la représentation une tempête cathartique. (...)

De courses-poursuites en résurrection rocambolesque, c’est un théâtre de clowns et de monstres qu’invente Clémence Coullon, qui joue sur l’outrance et l’excès avec une virtuosité folle. Shakespeare n’est jamais loin, mais réduit à son versant comique, Beckett s’insinue dans l’ennui qui grignote tout, Kantor s’invite dans l’aspect marionnettique de ses figures de papier froissé – mention spéciale aux costumes de Lucie Duranteau qui dessinent des volumes et des silhouettes de pantins grotesques taillés à la serpe. (...) Clémence Coullon orchestre un conte carcéral mordant, un théâtre qui déborde, déménage, rue dans les brancards,Le geste est là, ample, physique, déflagrateur, joyeusement excentrique. Une artiste est née, qui sait si bien s’entourer.

Jouant à la fois avec les codes du conte et du drame, Le Roi, la Reine et le Bouffon, des figures hugoliennes ou shakespeariennes,met en scène un trio cruel et sarcastique, joyeux et vivant, afin de mieux explorer dans un jeu burlesque les mécanismes de la violence, un spectacle accompagné d’une conteuse omnisciente « cadrant » avec malice l’ensemble tant bien que mal. (...) Un spectacle audacieux qui accomplit une prestation parfaite et pleine d’acuité dans le genre du cabaret burlesque, une fantasmagorie vivante, saugrenue et insolite, mouvementée et imprévisible encore, qui ménage le suspens et dénonce les tyrannies actuelles et leurs figures reconnaissables.

Parfois, un spectacle touche à cette alchimie rare : sortir les tripes d’un monde devenu dingue pour les étaler bravement sur la scène et de nos angoisses nous faire rire aux éclats. C’est le cas avec le Roi, la reine et le bouffon de la metteuse en scène Clémence Coullon, une farce sombre et hilarante, un spectacle sans vaines prétentions mais d’une grande précision comique – grâce au jeu des jeunes comédiens notamment, tous remarquables.

Un spectacle très drôle qui donne de nouvelles bases au rire et à l’absurde, tout en ouvrant le questionnement sur l’illusion théâtrale et sur les figures emblématiques des imaginaires enfantins. Démonstration” réussie… La salle était comble, les spectateurs enthousiastes. Le théâtre est devenu ici la métaphore du lien social, du rire et du partage !

En passant par la fable burlesque, Clémence Coullon, artiste associée à la Ferme du Buisson, compose au théâtre de la Tempête un portrait tragico-farcesque de nos sociétés contemporaines, rongées par l’abus de pouvoir, l’ennui et la peur de l’autre.

Le Roi, la reine et le bouffon ne cherche pas la nuance, mais puise sa force et sa férocité satirique dans l’excès, parfois débordant jusqu’à l’épuisement, préférant le chaos à la tiédeur. Derrière la farce grotesque affleure une vision lucide et acérée de sociétés enfermées dans leurs peurs, incapables de penser l’altérité autrement que par la domination. L’œuvre peut paraître inégale, mais traversée d’une énergie rare, elle pose une question insistante : que reste-t-il de notre humanité quand l’ennui assaille ?

"Un conte cabaret délicieusement cruel que l’enfermement fait dérailler dans un chaos jubilatoire .

Avec beaucoup de talent Clémence Coullon réussit dans ces scènes délirantes à glisser toute une réflexion aussi bien sur l’enfance, le rôle des parents, l’adoption et la course sans limite au pouvoir qui mène à la folie et à la ruine. On sort très enthousiastes de ce spectacle dense et ultra rythmé dans lequel tous les excellents comédiens se donnent à fond physiquement dans cet espace confiné que la violence burlesque des personnages entraînera dans l’abyme."

On ne sait pas toujours où veulent aller la reine, le roi, le bouffon ou la
conteuse à la chaise, mais ils y vont franchement. Délire en tête, comme une oriflamme
flottant dans le vent de leurs courses. Mais c’est très drôle.

Gérald Rossi dans L'HUMANITE

Dans Le Roi, la Reine et le Bouffon au Théâtre de la Tempête, chaque rire a une épine et chaque masque tombé finit par trouver sa vérité. Cette fantaisie absurde démonte la mécanique du conte comme un jouet trop sage que l’on ouvrirait pour voir ce qu’il cache. Crues et cruelles, drôles et franchement malicieuses, les scènes tordent nos attentes pour faire surgir une logique qui n’appartient qu’à elle, d’une originalité réjouissante. Le Roi, la Reine et le Bouffon explore les coulisses du récit et en démonte les rouages avec une gourmandise contagieuse. Le spectacle s’amuse du pouvoir, du théâtre et de lui-même, et nous rappelle avec panache que les histoires tiennent debout tant que nous acceptons d’y croire. Un spectacle qui décoiffe autant qu’il pense.

En jouant à saute-mouton entre les règles du conte, les codes de l’absurde et les nerfs du drame horrifique, Le Roi, la Reine et le Bouffon installe un triangle aussi réjouissant que venimeux. Trois figures s’y observent, se testent, se piquent et se dévorent, comme si le jeu était la meilleure manière de mettre à nu la mécanique de la violence… et l’ivresse de son retournement. Ju-bi-la-toire. (...) C’est intelligent sans être pédant, sombre sans être plombant, et surtout traversé d’une joie de jeu communicative — cette joie particulière des spectacles qui savent que le théâtre, même quand il parle de pouvoir, reste un art de l’illusion… et donc, un art de la liberté.

Qui suis-je ?

Séverine-Diffusion répond à une passion : diffuser des spectacles ayant pour vocation de  raconter des histoires, nos histoires.

La démarche de Séverine-Diffusion respecte les principes que j'ai mis en oeuvre au sein d'Acte Un (association de spectateurs crée en 1993 jusqu'en 2016) transmettre ma passion, une curiosité et un enthousiasme sans failles pour le théâtre.

  • 4, rue des Apennins - 75017 Paris
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