Aller au contenu principal
Clémence Coullon

HAMLET (TE)

Compagnie : La Grande T

Théâtre 2h

Distribution

D’après William Shakespeare

Traduction Jean-Michel Déprats
Adaptation et mise en scène Clémence Coullon

Avec Alexandre Auvergne, Rita Benmannana, Louis Battistelli, Chloé Besson, Olivier David, Lomane de Dietrich, Hermine Dos Santos, Neil-Adam Mohammedi, Tom Menanteau, Hugo Merck, Guillaume Morel, Hélène Rimenaid, Basile Sommermeyer, Léna Tournier Bernard

Dramaturgie Clémence Coullon, Barbara Métais-Chastanier

Collaboration artistique Hugo Merck

Scénographie et régie générale Angéline Croissant

Lumière Félix Depautex

Son Marc Bretonnière, Simon Peneau

Costumes Marion Duvinage, Marion Montel

Habilleuse Lucie Duranteau

Assistanat à la mise en scène Lolita de Villers

Construction du décor Ateliers du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique – PSL

Production

Production Théâtre Gérard Philipe, centre dramatique national de Saint-Denis ; compagnie La Grande T.
Avec le soutien du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique - PSL.
Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National.

Résumé

Au Royaume du Danemark, le Roi meurt subitement d’une
piqûre de serpent, dit-on. Son frère, Claudius, prend le
pouvoir et épouse sa femme, Gertrude. Le prince Hamlet,
pour qui ce mariage si soudain entre sa mère et son oncle
est difficile à accepter, voit apparaître le spectre de son
père et apprend qu’il a été empoisonné par Claudius.
Le prince, sous couvert de folie, prépare sa vengeance
et délaisse sa fiancée Ophélie, qui lors de leur dernière
entrevue... le tue accidentellement.
Comment continuer Hamlet sans Hamlet ?

Téléchargement

Calendrier

Galerie photos et vidéos

La presse en parle

Hamlet, au féminin, se conjugue en Hamlet(te). Dans un spectacle mis en scène par Clémence Coullon, en  compagnie d’une partie de sa promotion du Conservatoire National, le classique shakespearien fait un beau looping et retombe sur ses pattes. Des premiers pas entre rupture et tradition pour un spectacle abouti et prometteur.
En dernière année de leur formation au Conservatoire National d’Art Dramatique, les élèves sont invités à mettre en scène un spectacle avec la moitié de la promotion. Soit 15 personnes. Un format au plateau qui se raréfie dans les conditions économiques actuelles de production, et qui restreint le périmètre des textes candidats. C’est dans ce cadre que Clémence Coullon a choisi le mythique, le monument
shakespearien, la référence des références, ce Hamlet, auquel elle ajouté un petit (te). « Regardezmoi ça/ Cette facilité qu’on a d’assassiner les oeuvres pour être originaux / Ce besoin d’être fantasque, pour exister ! / Ils ne peuvent pas s’en empêcher » crie ironiquement le personnage de la dramaturge/ metteuse en scène dans ce Hamlet(te) un peu particulier qu’a repris le TGP (Théâtre Gérard Philippe
de Saint-Denis). Un clin d’oeil en forme de pied de nez, peut-être, des membres de cette troupe pleine d’énergie et de fantaisie pour les tenant de l’institution qui les ont accompagnés. La jeune metteuse en scène qui a passé sa scolarité dans la fameuse Légion d’Honneur de cette même ville de Saint-Denis, établissement de jeunes filles dont l’éducation se fait à l’ancienne, dit avoir trouvé dans le théâtre l’espace de liberté qu’elle n’avait pas à l’école. Et, comme si une vie dessinait une oeuvre, un équilibre entre respect de la tradition et tempérament iconoclaste irrigue en effet sa première
création. De l’acte 1 à l’acte 3, tout se passe quasiment normalement. Une scène du fossoyeur a bien pu passer à la trappe. La distribution détonne un peu : tout le monde à le même âge et Ophélie n’est pas la jeune première éthérée à laquelle on est habituée. On sent que le spectacle joue avec les codes et les attentes, mais c’est bien ancré maintenant dans le théâtre que d’utiliser à plein sa capacité à s’écarter
du réalisme. D’ailleurs, dans une scénographie grandiose construite par les ateliers du Conservatoire – en son centre un imposant escalier entouré de colonnes qui figure le château d’Elseneur – Hamlet(te) acquiert une aura de spectacle à gros moyens et l’allure d’une oeuvre d’artiste confirmé. Spectre du père sur échasse comme un commandeur arachnéen, jeu qui tire vers le comique sans effacer ni la noirceur ni la cruauté et quelques passages survoltés – mention spéciale à un Polonius haut en couleurs et à un duo Rosencrantz/Guildenstern particulièrement drôle – déroulent alors un classique sans sortie de route bien que fouetté par la fougue de cette jeunesse. Quand soudain, alors qu’on se prépare à traverser un nouveau « to be or not to be », tout déraille.
Le fusil de Tchekhov passe par là. L’effet de surprise est complet et il s’agit de ne surtout pas l’affecter en le divulgâchant. Mais disons que le (te) du titre s’impose alors, qu’Ophélie échappe à sa mort programmée, que le texte de Shakespeare s’efface pour laisser place à une redistribution des rôles et une réflexion sur le théâtre – et sa masculinité – plutôt hilarante. La spontanéité d’une écriture de plateau, les fantaisies d’un théâtre débridé renversent alors le ronronnement du textuel classique avant
que le dernier acte ne reprenne une forme de régularité. Il s’agissait bien d’une parenthèse. Le jeu de brouillage des identités aurait pu être davantage exploité, fouillé, regrette-t-on un peu. Sa capacité à faire trembler le monument et à faire rire et réfléchir le spectateur approfondie. Mais ce dernier acte opère une réconciliation entre rupture et tradition, crée son propre fil qui donne à l’ensemble une très belle
unité. Clémence Coullon fait preuve à cette occasion d’une maturité étonnante : sens du rythme dans un spectacle qui frappe par son ampleur et sa fluidité ; direction d’acteurs (même si le texte s’entend parfois mal) tranchée et cohabitation de registres variés, utilisation de la scène spectaculaire et maîtrisée. Dans un spectacle où finalement on garde du théâtre ce qu’il faut en garder et où s’invente ce qui devient à y
changer.

 

Eric Demey dans SceneWeb
Qui suis-je ?

Séverine-Diffusion répond à une passion : diffuser des spectacles ayant pour vocation de  raconter des histoires, nos histoires.

La démarche de Séverine-Diffusion respecte les principes que j'ai mis en oeuvre au sein d'Acte Un (association de spectateurs crée en 1993 jusqu'en 2016) transmettre ma passion, une curiosité et un enthousiasme sans failles pour le théâtre.

  • 4, rue des Apennins - 75017 Paris
  • severine@acteun.com
  • 01 40 53 92 41
Newsletter
Abonnez-vous à notre lettre d'information